Philémon Cimon

Bio

Tout a commencé en Inde. J’étais seul, j’étais perdu, j’avais 17 ans, et il me restait la musique. J’ai compris que ce serait donc la musique.

En 2008, sur le bord du fleuve, dans une église de Québec puis de St-Joseph-de-la-Rive, je me suis enfermé avec quelques micros, des guitares, un piano droit désaccordé, Philippe Brault, magicien reconnu, et un petit quatuor éphémère formé de mon frère et de sa femme, de ma tante et de mon père, tous musiciens classiques. Nous avons enregistré un premier EP de six chansons.

Quelques mois plus tard, je suis parti pour Cuba. Avec ma guitare et les yeux pleins de lumières. J’ai rencontré des musiciens. Les choses prenaient un sens invraisemblable, mais la vie parfois est un cinéma. Nous avons répété un peu. J’ai cogné à la porte d’un beau vieux studio de La Havane, puis j’ai appelé mon cousin du Mexique que je n’avais pas vu depuis 20 ans. J’avais entendu dire qu’il avait étudié le piano à Cuba et je me rappelais qu’il était plutôt fou, je lui ai dit : « Oye Papacho, crois-tu pouvoir débarquer à La Havane d’ici vendredi ? J’enregistre mon album dans deux jours et je suis certain que tu es un pianiste exceptionnel ! ». Il est arrivé la nuit avant l’enregistrement, puis, avec cette bande de Cubains hystériques et amoureux, dans le Studio Egrem de Centro Habana, nous avons joué et mis sur rubans des chansons, pendant deux jours, sans arrêt : Les Sessions Cubaines.

De retour à Montréal, je suis allé dîner quatre fois chez Philippe Brault, nous avons mixé l’album. Mon premier, j’étais heureux. L’été a passé, puis Audiogram a décidé de relancer ces Sessions Cubaines. J’ai fait des concerts. Au Québec, en France, à New York, en Pologne. Puis je suis retourné à Cuba, pour donner l’album aux musiciens, aux amis, à la patronne du studio. J’ai fait un film.

Et il a bien fallu écrire de nouvelles chansons. J’ai pris un chien, pour l’inspiration. Je suis allé me balader sur la voie ferrée où on se fait donner des tickets. Je me suis fait des amis, des ennemis. J’ai traversé les États-Unis en auto avec une fille qui parlait fort, j’ai lu des vieux livres, je suis allé en Italie, à Cuba encore, puis, à un moment donné, en hiver, je me suis rendu compte que j’avais beaucoup trop de chansons. J’ai appelé les meilleurs musiciens de Montréal, j’ai invité un Cubain, rapatrié le cousin mexicain et j’ai demandé à Audiogram de m’acheter 6 gros rubans 2’’, deux de plus que la dernière fois, au cas où. On a répété trois jours en mai dans les locaux de Van Horn, puis le quatrième on a traversé la rue pour dire bonjour à Howard Bilerman qui nous attendait derrière la console du fameux Hotel2Tango. Philippe était là, Guido aussi, Nic, Sarah, Papacho, Néstor, les deux David, moi, un chien, Mathieu faisait son tour.

Je me suis mis derrière un micro, tout était déjà prêt, la guitare même accordée, on savait quasiment les chansons, on a pesé sur record.

C’était presque l’été, pas encore. Cinq jours plus tard, ce l’était, ou à peu près. Je suis revenu en marchant chez moi, et j’ai enlevé mon T-shirt.

***

That was four years ago, I had gone to Cuba to get away and I came back with four large strips 2'' and an album. A year later, in late May, I threw. It was my first album, I was happy. The summer passed, then Audiogram has decided to revive the Cuban Sessions. In April, so I was on the stage of the Sala Rossa, restarting my album. In one year, I had crossed the a street, the Casa at Sala.

then I returned to Cuba to give the album the musicians, friends, boss of the studio. I made ​​a movie.

And it was necessary to write new songs. I had a dog, for inspiration. I made ​​long walks on the track where we actually give tickets. It gave nothing. I jogged. I made ​​friends, enemies. I tried breaks and romantic occasions. I crossed the United States by car with a girl who spoke loudly, I went to school in Italy to Cuba again, then, at some point, say mid-November, I realized that I had too many songs.

I called the best musicians in Montreal, I invited a Cuban repatriated Mexican cousin and I asked to buy me Audiogram 6 large 2'' ribbons, two more the last time, in case. Was repeated three days in May at the premises of Van Horne, then the fourth we crossed the street to say hello to Howard waiting for us behind the console of the famous H2T. Philippe was there, as Guido, Nic, Sarah, Papacho, Néstor, both David, me, a dog, Mathieu was his turn. I promised Ryan I did not run away with me ribbons this time. I put myself behind a microphone, everything was ready, the guitar even given it almost knew the songs were weighed on record.

It was almost summer, not yet. Five days later, it was, or nearly so. I came walking with me, and I took off my T-shirt.

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