Nicolas Ruel Photographe

Bio

Nicolas Ruel has been working, for the last several years, on an ambitious body of work, 8 seconds, where he attempts to revisit the image of the world’s greatest cities. From Elements (2007) to Microscripts (2011), he has refined an in camera double exposure technique, where a sudden swivelling motion triggers the transfiguration of the visible. He travels in quest of familiar images in order toexpose their hidden architecture: his sculptural compositions, crystallised in monumental stainless steel prints, seem to give access to the hidden dimensions of space and time.

Ever since its beginnings, Nicolas Ruel’s work has reiterated a double interest for the world’s diversity and its various mise en scène. Born in Montreal, he pursued college studies in photography and international relations before being trained in scriptwriting at Université du Québec à Montréal. His first published works were photographic essays in black and white on the Moscow Metro (2000) and Angkor Wat (2002). In parallel, he developed various series where he explored, with great structural acumen, the figures of architecture, light or industry. His work garnered the attention of important figures of the living arts: the choreographers Marie Chouinard or Édouard Lock, theatre director Robert Lepage or Cirque du Soleil, who all called upon his collaboration to capture their theatrical gestures.

Nicolas Ruel’s works have been featured in solo and group exhibitions and contemporary art fairs in Canada, Europe, and the United States. His photographs are part of numerous public and private collections. He has won eight LUX grand prizes over the course of his career. Nicolas Ruel is represented by Galerie Seine 51 in Paris, by the Thompson Landry Gallery in Toronto and by Lacerte art contemporain in Montréal and Québec city. Lacerte has published three monographs of his work: Inox (2007), Elements (2007) and Carnival (2010).

ARTIST STATEMENT

Any urban space, from a village to a megalopolis, furnishes my work with the fictional raw materials for transfiguration. I take a formal approach to photography, based on urban design and architecture. Structuring and disarticulating these elements is the predominant theme of my work. I am fascinated by transitory and transitional sites—places that in their nature and function incarnate motion and metamorphosis, such as ports, terminals, docks, highways, construction sites, churches, and stadiums. These spaces belong to a form of monumentality that when deserted inclines to material silence a vacuum in the world of things and beings.

For a number of years I have been using very long exposures that function like a movie set, condensing each photograph into a kind of 8-second micromovie. This long exposure makes it possible to assemble key moments in a single take, analogous to the process of condensation in dreams. Thus, in this dolly shot, I translate the actions and spectacle of the city and its residents as I follow their unceasing movement.

Through each exposure, I intensify a symbolic charge, which I then recombine in order to reverse the codes attached to the photographed real. And because I print onto stainless steel, I need to take into account a sculptural reality, as if my work were an image being crystallized. I photograph the city in the knowledge that the metal, like a prism, is going to change reality in its turn. So it is that the imaginary cities I inventory fall into place.

Nicolas Ruel poursuit depuis plusieurs années la réalisation du projet 8 secondes, un ambitieux ensemble d’œuvres où il se propose de revisiter les images des grandes villes du monde. D’Éléments (2007) à Micrométrages (2011), il raffine une technique de double exposition in camera, où un soudain pivot de l’appareil permet de transfigurer le visible. Voyageant à la rencontre de réalités familières, il en expose l’architecture insoupçonnée : ses compositions sculpturales, cristallisées dans de monumentaux tirages sur acier inoxydable, semblent nous donner accès aux échafaudages secrets de l’espace et du temps.

Depuis ses débuts, le travail de Nicolas Ruel réaffirme un intérêt conjugué pour la diversité du monde et de ses mises en scène. Né à Montréal, il poursuit des études collégiales en photographie et en relations internationales avant d’être formé en scénarisation cinématographique à l’Université du Québec à Montréal. Ses premiers essais photographiques publiés, tirées en noir et blanc, jettent un regard théâtral sur Moscou Metro (2000) et Angkor Wat (2002). Il réalise en parallèle diverses séries où il explore, avec une grande acuité structurelle, les figures de l’architecture, de la lumière, ou de l’industrie. Son travail lui vaut l’attention d’importantes figures des arts vivants : les chorégraphes Marie Chouinard ou Édouard Lock, le metteur en scène Robert Lepage ou le Cirque du soleil font appel à sa collaboration pour capter leurs gestes scéniques.

Les œuvres de Nicolas Ruel ont été présentées dans des exposition solos et collectives et des foires d’art contemporain au Canada, en Europe et aux États-Unis. Elles font partie de nombreuses collections publiques et privées. Il est le récipiendaire de huit grand prix LUX. Nicolas Ruel est représenté par la Galerie Seine 51 à Paris, la Thompson Landry Gallery à Toronto et la Galerie Lacerte art contemporain à Montréal et Québec. Cette dernière lui a consacré trois monographies : Inox (2007), Éléments (2007) et Carnaval (2010).

DÉMARCHE ARTISTIQUE

Tout espace urbain, qu’il soit village, ville ou métropole – constitue dans mon travail un matériau de fiction à transfigurer. Je privilégie une approche photographique formelle basée sur l’urbanisme et l’architecture; l’articulation et la dislocation de ces éléments s’avèrent la thématique prédominante de mon travail. Je suis fasciné par les lieux de l’impermanence, de transit, par les lieux qui, dans leur nature et leur fonction, incarnent le mouvement, la métamorphose : port, gare, quai, autoroute, chantier de construction, église, stade. Ces espaces appartiennent à une forme de monumentalité qui, lorsque désertés, tendent vers un silence matériel, un vacuum du monde des choses et des êtres.

Depuis plusieurs années, j’utilise une technique de longue exposition qui reprend les dispositifs cinématographiques en condensant chacune des photos en « micrométrages » de huit secondes. Cette durée me permet d’amalgamer des moments clés au sein d’une même prise qui n’est pas sans rappeler le processus de la condensation du rêve. Ainsi, pendant cette ouverture en travelling, je traduis les actes, le spectacle de la ville et de ses habitants en suivant leurs mouvements incessants.

À travers chaque prise, j’intensifie une charge symbolique que j’agence de façon à pouvoir renverser les codes du réel photographié. Parce que j’imprime mon travail sur acier inoxydable, je dois composer avec une présence sculpturale comme s’il s’agissait d’une image à cristalliser. Je photographie la ville en sachant que le métal, agissant comme un prisme, modifiera à son tour la réalité. Ainsi s’ordonnent les villes imaginaires que j’inventorie.

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